LES ORIGINES

A la fin du XVIIème siècle, les L’ANYEL ou LANIEL sont cultivateurs à Deliec, petit hameau près de Pleyben. C’est peu avant la révolution que l’orthographe du nom se fige en LANNIEL.

Au XVIIIème siècle, la famille est copropriétaires du moulin de Pennaut et de terres à Pennavern Saint Suliau,  Penfeunteun ou Leuré Saint Suliau au nord de la commune. Une autre branche familiale s’installe au bourg. ils seront cabaretier ou sabotier.

A la fin du XIXème siècle, les biens sont divisés. Certains membres de la famille n’ont plus rien, et se retrouvent forcés à mendier à la sortie des églises ou à émigrer

Au XXème siècle, la diaspora familiale est établie à Vildé la marine, au bourg de Pleyben et à Brest puis à Paris pour les plus jeunes…

PLEYBEN

La splendide église Saint Germain est un édifice remarquable tant par son étendue que par le style de son architecture, singulier mélange de gothique et de style renaissance. Ce contraste donne un effet aussi piquant que pittoresque, et l’observateur trouve l’avantage de comparer sur un même lieu, dans un même monument, trois genres d’architecture très opposés l’un à l’autre, et qui pourtant s’y trouvent réunis avec assez d’art pour que leur ensemble ne choque nullement les regards.

 

Cet édifice est dominé par deux clochers dont le plus remarquable est celui de droite. Il s’agit d’une tour Renaissance couronnée par un dôme à lanternons. À l’intérieur, la nef présente une voûte lambrissée du XVIème dont les nervures et la remarquable sablière sont sculptées et peintes de sujets mythologiques ou sacrés dont 62 personnages et 116 clefs. On y trouve également de nombreuses statues polychromes. L’église abrite en outre un Grand Orgue de Thomas Dallam datant de 1688.

 

Le calvaire édifié en 1555 et déplacé en 1738 fait partie des trois calvaires importants du Finistère (avec Notre Dame de Tronoën à Saint Guénolé et celui plus récent de Guimiliau), et prend des airs d’arc de triomphe. On peut y admirer une trentaine de scènes de la vie du Christ, sculptées dans la pierre de Kersanton et étagées sur deux niveaux. Son aspect actuel date de 1743.

 

L’ossuaire est le plus ancien du Finistère en tant qu’édifice indépendant de l’Eglise. Daté du XVIème siècle, il est un des plus remarquables, et celui dont l’architecture gothique est la plus raffinée et la plus flamboyante. Il se tient en lieu et place d’un ancien cimetière. Il servit longtemps de chapelle funéraire et l’on y déposa aussi les ossements des trépassés.Puis il fut école et bureau de poste. En 1850, les conscrits y étaient tirés au sort et les médecins y tenaient leurs séances de vaccination. Aujourd’hui, il abrite un musée.